La France engrange des records en termes d'arrivées touristiques sans pouvoir transformer ces chiffres en recettes. Or, le tourisme, c'est 8% du PIB, 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires total et deux millions d'emplois non délocalisables.
Ainsi, en 2024, avec un record de 100 millions de visiteurs étrangers accueillis en France, les recettes touristiques n'ont augmenté que de 12% à 71 milliards d'euros, très loin derrière les 126 milliards d'euros de l'Espagne, numéro un mondial avec pourtant moins de visiteurs.
Ainsi, selon Boursorama, le Premier ministre François Bayrou, a déclaré à l'issue d'un Comité interministériel du tourisme à Angers : "On peut augmenter de 30% dans les années qui viennent les performances" du secteur touristique, pour atteindre 100 milliards d'euros de recettes dans cinq ans.
Parmi les mesures de relance, figure un plan sur le logement des saisonniers pour 2026-2028 pour faire face au problème chronique de recrutement. Un paquet dit de modernisation et de simplification du droit du tourisme, est également prévu, comportant par exemple l'utilisation de chèques vacances dématérialisés pour des achats via des plateformes comme Booking, ou encore la simplification des dispositions régissant le spiritourisme, afin de favoriser le développement de ce tourisme de dégustation de spiritueux.
Le gouvernement entend aussi développer le tourisme sportif, d'affaires, de patrimoine, de savoir-faire, l’œnotourisme ou encore l'agritourisme. L’État compte aussi automatiser les demandes de visas pour les groupes de touristes chinois qui sont connus pour une plus grande propension de dépenses.