Sur la période récente, le CAC 40 a corrigé à chaque fois que Wall Street a été sous pression. A l’inverse, la Bourse de Paris n’a toujours pas profité des périodes euphoriques du Dow Jones.
A titre d’exemple, sur un an glissant, le Dow Jones affiche une hausse de 9,1% contre une baisse de 5,36% pour le CAC 40. Aussi, sur 3 ans, le Dow Jones a glané 47,8% contre 8,79% pour le CAC 40. Enfin, si sur le dernier mois, le Dow Jones a corrigé de 4,55%, l’indice de la Bourse de Paris a cédé 6,73%.
En effet, cette situation actuelle s’explique par le fait que sur la période récente, c’est Wall Street qui est le principal levier d’évolution du CAC 40, vu le jeu des vases communicantes. En particulier, la cherté des actions américaines, pousse la valorisation des entreprises européennes à la hausse, grâce aux arbitrages des principaux fonds d’investissement.
Dans ce cadre, Wall Street a performé grâce à la croissance économique robuste de plus de 4%, le plein emploi et la forte baisse de la fiscalité des entreprises. Aussi, la hausse des taux de la FED, est intégrée progressivement dans les cours avec des ajustements comme ceux du dernier mois. Idem, même, la thématique inquiétante de guerre commerciale entre les Etats-Unis et le reste du Monde, s’est apaisée grâce aux accords conclus par Trump avec le Canada et le Mexique. Aussi, la Chine semble souffrir davantage que les Etats-Unis dans cette guerre, ce qui laisse espérer un geste de Pékin.
Quand à la Bourse de Paris, l’approche Top-Down n’est pas euphorique avec une croissance économique poussive en France, un Brexit aux conséquences non chiffrées en plus des craintes récurrentes sur l’euro et sur la dette des pays à risque comme l’Italie. Ainsi, seules la bonne tenue des bénéfices de la majorité des grands groupes, permet au CAC 40 de tenir en plus des arbitrages en provenance de Wall Street.