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Un gros risque pour BNP au Soudan

BNP Paribas

Le cours de BNP Paribas a a perdu -9,3% sur les deux dernières séances car un jury populaire new-yorkais a reconnu vendredi la banque française comme complice d'exactions au Soudan.

En effet, BNP Paribas est accusée d'avoir organisé des transactions commerciales dont les recettes ont financé l'armée et les milices du régime d'Omar el-Béchir. Ainsi, les jurés ont décidé que l'établissement était responsable pour les pertes et souffrances de chacun des trois plaignants de ce procès civil et leur ont attribué des dommages et intérêts de 20,75 millions de dollars au total.

En outre, le plus grave est que ces trois cas avaient été choisis par le juge dans un dossier regroupant des milliers de plaintes de réfugiés soudanais aux Etats-Unis. De plus, cette déconvenue survient onze ans après son amende de 8,9 Mrds € pour violation de l'embargo sur Cuba, le Soudan et l'Iran.

A l'arrivée, à l'heure actuelle, 23.000 potentiels plaignants ont été identifiés. Ainsi, si cette décision de justice était étendue à l'ensemble des victimes, elle pourrait coûter très cher à la banque avec un montant de 150 milliards de dollars, évoqué par Bloomberg, si les dommages accordés à trois plaignants soudanais étaient étendus aux 23.000 autres personnes engagées dans une action collective.

Pour sa part, BNP Paribas a très clairement exprimé sa ferme intention de faire appel car la banque croit fermement que ce verdict doit être annulé en appel. Aussi, son directeur financier, Lars Machenil, a tenu à faire une mise au point face à des analystes financiers en indiquant que la procédure judiciaire actuelle n'a aucun lien avec les poursuites pénales de 2014, car il ne s'agit ni d'une amende réglementaire, ni d'une sanction pénale, mais d'un litige juridique privé.