Le Budget de 2025 fait clairement ressortir une cure d’austérité avec environ 30 Mrds d’euros de pression fiscale supplémentaire et 60 Mrds DH d’économies budgétaires. Or, le calcul du déficit via un ratio en pourcentage du PIB, fait planer le risque d’un cercle vicieux pour l’économie française.
En effet, à un niveau économique, ces coupes devraient autant toucher la consommation que l’investissement. De telles coupes auront donc un impact négatif sur le PIB, ce qui peut impacter le dénominateur ainsi que les recettes fiscales stimulées directement par le produit intérieur. Ainsi, l’objectif des 5% de PIB de déficit pour 2025, peut s’évaporer avec la nécessité de nouvelles mesures restrictives.
Ainsi, faute de temps, Michel Barnier, a pris ce risque d’austérité à la François Hollande avec les résultats que l’on sait. En effet, le plan B aurait mené à des privatisations, à des financements alternatifs et à un freinage autoritaire des importations. De même, un discours frais et optimiste aurait pu restaurer la confiance des agents économiques après une impasse politique de plusieurs mois.